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# Posté le samedi 07 juillet 2007 18:01

Dominique de Villepin: "Je sais que la vérité apparaîtra"

Après avoir découvert des notes informatiques mettant en cause directement Dominique de Villepin, les juges en charge de l'enquête sur l'affaire Clearstream ont mené des perquisitions jeudi à son domicile parisien et vendredi au Centre Kléber, dépendant du quai d'Orsay, où l'ancien Premier Ministre dispose d'un bureau depuis son départ de Matignon.

Cette nouvelle perquisition a été réalisée en présence cette fois de l'ancien Premier ministre. Arrivés peu après midi accompagnés de policiers, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont quitté vers 17h00 le local de l'avenue Kléber, dans le XVIe arrondissement, en emportant un carton de documents.

Sortant de ces locaux peu après 21h00, Dominique de Villepin a déclaré aux journalistes : "je viens de vire de moments qui, comme vous l'imaginez, ne sont pas agréables mais je sais que la vérité apparaîtra".

L'ancien Premier Ministre était rentré de vacances jeudi soir, juste après une première perquisition menée en son absence par des magistrats à son domicile parisien, dans le XVIIe arrondissement. Après six heures de perquisition, pour laquelle a été requise la présence de voisins de palier, afin que la procédure soit correcte, les juges avaient déjà emporté de nombreux documents dans une valise et des sacoches. Cette perquisition est une première judiciaire concernant un ancien Premier ministre.
Selon Le Monde daté de samedi, ils ont notamment saisi jeudi deux notes classées "secret défense" et qui ont été placées sous scellés fermés. Les magistrats devront faire une demande officielle de déclassification et le ministre de la Défense prendra la décision finale, après l'avis d'une commission administrative spécialisée.

Dominique de Villepin, qui était jusqu'ici témoin, est désormais susceptible d'être mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse". Il ne devrait pas en principe être convoqué immédiatement, dans l'attente d'autres investigations et auditions. Selon plusieurs autres sources proches du dossier, l'interrogatoire pourrait avoir lieu "cet été". Un ancien Premier ministre mis en examen, ce serait une première judiciaire en France.
Fidèle à la ligne de défense adoptée en 2006, l'ex-Premier ministre a qualifié jeudi "d'infondées" les accusations selon lesquelles il aurait cherché à mettre en cause Nicolas Sarkozy. Il souhaite aussi "disposer du statut de témoin assisté" pour se défendre.

Ce rebondissement fait suite à la découverte de notes informatiques du général Philippe Rondot qui ravivent les soupçons d'une participation de l'ex-Premier ministre à une machination. Dans les notes, détruites initialement mais retrouvées dans la mémoire de l'ordinateur du général par un expert judiciaire, le militaire rapporte des déclarations de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, protagonistes du dossier Clearstream. Ces deux derniers lui ont dit que Dominique de Villepin avait suscité la remise en mai 2004 par Jean-Louis Gergorin des faux listings Clearstream, compromettant en apparence Nicolas Sarkozy, au juge parisien Renaud Van Ruymbeke.

L'étape suivante est maintenant l'interrogatoire de Jean-Louis Gergorin, ex-vice président d'EADS, mis en examen pour "dénonciation calomnieuse et faux". Il est programmé le 18 juillet, la veille de celui d'Imad Lahoud, ex-cadre d'EADS et auteur supposé des faux listings, mis lui aussi en examen. Me Paul-Albert Iweins, avocat de Jean-Louis Gergorin, a annoncé qu'il ne ferait aucune déclaration à la presse avant son audition. L'ancien vice-président d'EADS confirmera avoir agi à la demande de Dominique de Villepin, croit savoir Le Figaro.

L'Elysée n'a pas commenté ces développements. Nicolas Sarkozy est partie civile dans le dossier depuis janvier 2006 et a maintenu sa ligne de conduite après son accession à l'Elysée. Selon des magistrats, cette position pourrait à terme poser un problème de droit. En tant que chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy est en effet président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et "garant de l'indépendance de la magistrature", selon la Constitution. Le juge Van Ruymbeke fait actuellement l'objet d'une enquête disciplinaire au CSM en marge de cette affaire. Par ailleurs, le chef de l'Etat, par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur, a également indirectement autorité sur la police, qui mène l'enquête.

Alors que les juges s'intéressent également à Jacques Chirac dans plusieurs affaires, dont Clearstream, depuis son départ de l'Elysée, la situation se complique donc pour Dominique de Villepin. Dénonçant une "curée" contre les chiraquiens, l'un de ses fidèles, le député UMP Jean-Pierre Grand, a jugé vendredi que cette affaire devenait "épouvantable". "On sent qu'il y a une volonté de vouloir impliquer à tout prix Dominique de Villepin", a-t-il déclaré à l'AFP.

Si l'Elysée s'est refusé à tout commentaire, il faut rappeler qu'en 2005, en pleine rivalité avec M. de Villepin, l'actuel chef de l'Etat avait promis, selon les médias, que "le salopard" à l'origine de l'affaire finirait "sur un crochet de boucher".

François Fillon, qui n'a jamais entretenu de bonnes relations avec son prédécesseur, a lui déclaré jeudi qu'il "constatera les résultats de l'enquête et des jugements qui, le cas échéant, seront prononcés".

Interrogé sur LCI, Patrick Devedjian n'imagine pas Jacques Chirac donnant instruction à Dominique de Villepin de compromettre Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream. "D'abord, il y a la présomption d'innocence qui est réelle, puisqu'il n'est même pas mis en cause", a déclaré le secrétaire général délégué de l'UMP. "Et d'autre part il n'y a, dans ce que j'ai lu du dossier jusqu'à présent, rien de sérieux à cet égard", a-t-il ajouté.

Interrogé quant à lui sur RTL, le numéro 2 du gouverneemnt, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, a noté vendredi qu'"une perquisition peut aussi servir à disculper". "Je n'ai aucune espèce de raison de penser" que Dominique de Villepin est impliqué dans cette affaire, a déclaré Jean-Louis Borloo sur RTL. En tant qu'"ancien avocat, avant de me laisser penser que quelqu'un est condamné ou coupable parce qu'il y a une perquisition, ou parce que la justice essaie d'y voir clair, je vous rappelle qu'une perquisition peut aussi éventuellement servir à disculper quelqu'un", a-t-il souligné.

L'ancien ministre de l'Economie Hervé Gaymard a qualifié vendredi d'"abracadabrantesque" l'affaire Clearstream et la perquisition chez Dominique de Villepin: "si l'expression n'avait pas été déjà employée, je dirais que tout cela est abracadabrantesque", a lancé l'ancien ministre. "Cette affaire Clearstream, je n'ai pas de commentaire particulier à faire, personne n'y comprend rien", alors que "cela fait deux, trois ans qu'on nous parle de ce sujet", a déploré le député UMP de Savoie.

Autre coup dur pour l'ancien Premier ministre, qui survient au même moment que ses déboires judiciaires, la cour d'appel de Paris a jugé vendredi que le CNE, mesure emblématique de son passage à Matignon, était contraire au droit international. Les juges ont estimé que le CNE contrevenait à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail, en qualifiant de déraisonnable le délai de deux ans durant lequel un salarié embauché sous un tel contrat de travail peut être licencié sans motivation. Une décision aussitôt saluée par les syndicats, tandis que Laurence Parisot, la présidente du Medef, a rappelé le soutien des patrons au CNE, estimant qu'il "serait bon qu'on attende la décision de l'OIT elle-même, qui a été saisie sur le sujet, pour savoir si le CNE était conforme ou pas à la convention (de l'OIT)".
La présidente du Medef s'est par ailleurs étonnée "de certains points qui figurent dans cet arrêt", et constituent, à son sens "une analyse économique et non pas une analyse juridique.(...) C'est une analyse économique que nous ne partageons pas au vu des faits, au vu de l'expérience que nous avons déjà sur le CNE", explique-t-elle, rappelant que le dispositif a permis 900 000 création d'emplois.

Sources: L'Express, La Croix, Le Journal du Dimanche, Associated Press et Reuters
# Posté le samedi 07 juillet 2007 06:55

INterview de l'ex-premier ministre suite aux calomnies

L'ex Premier ministre « dément formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur de Imad Lahoud ».

- Comment avez-vous vécu ces deux perquisitions en moins de 24 heures ?

- Je suis stupéfait et indigné de voir qu'on peut instruire le procès de quelqu'un dans les médias alors qu'il n'a même pas accès au dossier. Les attaques dont je suis victime sont d'autant plus insupportables qu'elles sont alimentées par des violations sélectives, orientées et répétées du secret de l'instruction. J'ai toujours agi en pleine transparence vis-à-vis de la justice. En répondant en tant que témoin pendant 17 heures à toutes les questions des magistrats, j'ai montré que je n'entendais pas me dérober. Je ne réclame aucun traitement particulier. Seulement le respect des droits élémentaires de tout citoyen. Or, ces derniers jours, ces droits sont bafoués. Trois ans après les faits, est-il vraiment utile de perquisitionner mon domicile, poser des scellés dans mon bureau, tout cela en mon absence, pour saisir les quelques documents que j'aurais mis spontanément à disposition de la justice si cela m'avait été demandé ?

- N'est-il pas normal que les juges cherchent à établir la vérité ?

- On veut à tout prix présenter cette affaire comme un règlement de comptes politique. Mais je le redis : à aucun moment je n'ai demandé à qui que ce soit d'enquêter sur des personnalités politiques, encore moins de les compromettre. Au contraire, les demandes d'évaluation que j'ai faites dans le cadre de mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et de ministre de l'Intérieur, témoignent de mon souci de discrétion et de prudence. Toutes ces évaluations n'ont d'ailleurs rien donné. L'origine de cette affaire, ce sont des rivalités industrielles et financières. Je comprends bien qu'il soit plus intéressant de se concentrer exclusivement sur de soi-disant rivalités politiques. Mais ce n'est pas le sujet et cela ne l'a jamais été. Comment passe-t-on d'un dossier économique à un dossier politique ? Il y a là un mystère. A force de s'acharner contre moi, on s'éloigne de la vérité.

- Alors selon vous, le général Rondot ment ?

- Je démens formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur de Imad Lahoud que je n'ai jamais rencontré. Comment peut-on instruire une affaire à partir d'éléments approximatifs, parcellaires, parfois contradictoires ? Je suis bien placé pour savoir que je n'ai jamais tenu les propos rapportés aujourd'hui par la presse. On ne cesse de citer le général Rondot : mais je note qu'il n'aurait été que très rarement le témoin des faits ou des citations qu'il mentionne. Il fait état de confidences de la part d'acteurs de ce dossier, mais il ne les a pas recueillies lui-même. De simples rumeurs, on fait des preuves. Dans ce contexte, comment peut-on considérer comme des preuves fiables ces éléments informatiques ? Je serais curieux de connaître les raisons ou les motivations qui poussent certains à présenter une version des faits qui sert probablement leurs intérêts, mais certainement pas la vérité.

- Qu'allez-vous faire maintenant ?

- Je suis tout à fait serein sur ce dossier. Je vais bien évidemment me battre pour la vérité. Je n'accepterai pas d'être un bouc émissaire, ce serait trop facile.

Propos recueillis par Laïd SAMMARI

Source: L'Est républicain
# Posté le samedi 07 juillet 2007 06:54

Sarko se venge.... si c'est ça être un président exemplaire au service des Français....

Sarko se venge.... si c'est ça être un président exemplaire au service des Français....
"Face aux allégations mensongères de ces derniers jours et conformément à ce qu'il a indiqué devant les juges en décembre 2006, Dominique de Villepin rappelle qu'il n'a pas cherché à enquêter ni compromettre aucune personnalité politique dans l'affaire Clearstream.

Par ailleurs, il précise qu'il n'a jamais eu de contact informatique de quelque sorte que ce soit avec aucun des protagonistes de ce dossier.

Dominique de Villepin déplore profondément d'apprendre par la presse des accusations infondées alors que, simple témoin dans cette affaire, il ne peut utilement s'en défendre, n'ayant pas d'accès au dossier.

Pour sortir de cette situation inadmissible, il souhaite maintenant disposer du statut de témoin assisté pour pouvoir bénéficier, comme tout citoyen, du droit de se défendre et faire valoir la vérité".

Interview d'Olivier Toscer, journaliste au Nouvel Observateur

Les notes trouvées dans l'ordinateur du général Rondot, qui mettent en cause Dominique de Villepin, constituent-elles un élément nouveau de l'affaire Clearstream, ou ne font-elles que confirmer ce que l'on savait déjà ?

- C'est nouveau, parce que c'est la première fois que des notes de Rondot montrent une implication directe de Dominique de Villepin, le décrivant comme le deus ex machina de cette affaire. D'après ces notes, l'ancien Premier ministre sait que ce qui est reproché à Nicolas Sarkozy est faux, mais il trouve "jubilatoire", selon l'impression qu'il donne à ses interlocuteurs, de le "balancer". Utiliser cette expression, si elle est vraiment de lui, montre que son intention est de gêner Sarkozy. De la même manière, c'est la première fois que Jacques Chirac est cité comme ayant donné des instructions précises visant à nuire à Nicolas Sarkozy.

Quel crédit faut-il accorder à ces notes ? Le général Rondot ne fait que répéter ce que d'autres personnes lui ont dit...

- La crédibilité de ces notes est largement sujette à caution. Ce n'est pas Rondot qui entend Dominique de Villepin tenir ces propos. Il retranscrit des conversations qu'auraient eues Gergorin et Lahoud. Or ces deux personnes ont montré, tout au long du dossier, un degré élevé de mythomanie! Ce n'est pas parce que Lahoud et Gergorin racontent des fables qu'il faut les croire. Cette histoire de notes, c'est en fait une tempête dans un verre d'eau. Je remarque surtout que les fuites de l'affaire Clearstream sont toujours dirigées contre Villepin, et transmises à la presse par l'entourage de Sarkozy. Cela montre que Sarkozy n'a pas l'intention de laisser tomber: il reste persuadé que Villepin est derrière tout ça, et veut le punir, au moins médiatiquement, même s'il a déjà largement gagné son duel avec lui. C'est dans la nature de l'homme, dans ses méthodes. Il ne lâche rien et s'acharnera sur Villepin même si celui-ci est à terre.

Que risque Dominique de Villepin?

- Dominique de Villepin sera sûrement réentendu par les juges, qui pourraient éventuellement lui reprocher une "complicité de dénonciation calomnieuse". Mais les juges ne disposent que des notes de Rondot, qui ne sont pas des preuves. De toute façon, l'affaire Clearstream n'est pas judiciaire, contrairement à ce que veut faire croire l'entourage de Nicolas Sarkozy. Elle est médiatique, et fera plus de dégâts politiques que judiciaires.

Propos recueillis par Cécile Maillard (Nouvel Observateur)
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 17:43

Les grandes dates

Les grandes dates
Voici les grandes dates du gouvernement Villepin.

2005

- 31 mai : Dominique de Villepin succède à Jean-Pierre Raffarin à Matignon, deux jours après la victoire du non au référendum européen.

- 1er juin : formation du gouvernement dont Nicolas Sarkozy est le numéro deux. Villepin se donne "cent jours pour rendre confiance aux Français".

- 8 juin : déclaration de politique générale axée sur "la bataille pour l'emploi".

- 30 juin : première de ses 20 conférences de presse mensuelles.

- 18 juillet : lancement de la privatisation de sociétés d'autoroutes.

- 2 août : plan d'urgence pour l'emploi, adopté par ordonnances, comprenant le contrat nouvelle embauche (CNE).

- 15 septembre : Villepin remplace à l'ONU Jacques Chirac en convalescence après son accident vasculaire cérébral.

- 27 octobre : mort par électrocution de Zyed et Bouna, deux garçons qui tentaient d'échapper à la police à Clichy-Sous-Bois. Début de trois semaines de violences urbaines. L'Etat d'urgence décrété le 8 novembre est prorogé de trois mois à partir du 14.

2006

- 16 janvier : présentation du Contrat première embauche (CPE).

- février-avril : mobilisation nationale anti-CPE. Entre un et trois millions de personnes manifestent les 28 mars et 4 avril. Malgré l'adoption (par 49.3) de la loi sur l'égalité des chances et sa promulgation le 31 mars par le chef de l'Etat, le CPE est remplacé le 10 avril "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes".

- mai-juin : polémique autour du rôle de Villepin dans l'affaire Clearstream.

- 16 mai : échec d'une motion de censure, votée par la gauche et une partie de l'UDF.

- juillet-août : conflit au Liban. La France évacue ses ressortissants, prend provisoirement la direction de la Finul et envoie près de 1.800 soldats.

- novembre-décembre : le projet de loi sur l'énergie portant sur la privatisation de GDF et sa fusion avec Suez, est adopté par le Parlement le 8 novembre. La justice ordonne le report de la fusion et le Conseil constitutionnel précise qu'elle ne pourra intervenir avant le 1er juillet 2007.

- 21 décembre : Villepin est entendu pendant 17 heures par un juge d'instruction en tant que témoin dans l'affaire Clearstream. Il rejette toute implication.

- mobilisation de l'association "Les Enfants de Don Quichotte" sur la condition des SDF.

2007

- 1er février : entrée en vigueur du décret d'interdiction de fumer dans les lieux publics.

- 22 février : adoption de la loi sur le droit au logement opposable.

- 12 mars : Villepin apporte officellement son soutien à Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, deux mois après son intronisation triomphale le 14 janvier par l'UMP.

- 26 avril : taux de chômage à 8,3% en mars au sens du BIT. Polémique sur les chiffres, la révision des statistiques, effectuée chaque année en mars, ayant été reportée à l'automne.

- 16 mai : passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, élu le 6 mai président de la République.

- 17 mai: François Fillon, sénateur de la Sarthe, remplace Dominique de Villepin à Matignon.
# Posté le dimanche 20 mai 2007 16:24