Démission du premier ministre ( source: Le monde)

Démission du premier ministre ( source: Le monde)
ominique de Villepin s'est entretenu, mardi 15 mai, pendant près de 45 minutes avec le président Jacques Chirac à qui il devait remettre la démission de son gouvernement. Mais il ne s'est exprimé ni à son arrivé ni en quittant l'Elysée. Sa démission devrait être officiellement annoncée ensuite par l'Elysée. "Je tourne une page. Je vais en écrire une autre", confiait-il récemment. Désireux de s'écarter de la "politique partisane", il a exprimé le v½u de servir la France "autrement" mais affirme ne pas encore avoir décidé de la suite de sa carrière.


Le premier ministre sera resté 714 jours à la tête du gouvernement. Nommé par Jacques Chirac le 31 mai 2005 pour succéder à Jean-Pierre Raffarin, deux jours après l'échec du référundum sur le projet de Constitution européenne, Dominique de Villepin, 53 ans, s'assigne un horizon napoléonien de cent jours pour "rendre confiance aux Français" et remporter "la bataille pour l'emploi". Il veut aller vite et met en ½uvre en août, par ordonnances, son plan pour l'emploi, qui inclut notamment le contrat nouvelles embauches (CNE).

DU CPE À L'AFFAIRE CLEARSTREAM

L'état de grâce s'esquisse et avec lui l'image d'un présidentiable crédible pour 2007 face à l'insatiable Nicolas Sarkozy qui demeure en première ligne lors de la crise des banlieues, en novembre 2005. Trois mois plus tard,le premier ministre est au fait de sa popularité, semblant conjurer la "malédiction" de Matignon.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée (1995-2002) décide de lancer le 16 janvier le contrat première embauche (CPE), sans concertation préalable avec les syndicats, ce qui lui vaut l'opposition de la rue. Inflexible, il refuse de retirer cette mesure contestée mais finit par capituler le 10 avril. Le CPE est enterré. Les espoirs présidentiels du premier ministre aussi.

Considérablement affaibli, Dominique de Villepin doit ensuite affronter l'épreuve de l'affaire Clearstream, qui le met en cause. L'opposition réclame sa démission mais Jacques Chirac lui garde sa confiance. Mais entre-temps, le ministre de l'intérieur s'est imposé comme le seul candidat de l'UMP possible pour la présidentielle, candidat que Dominique de Villepin finira par abouder du bout des lèvres. "Moi, les palais nationaux m'ont toujours barbé, assure-t-il pourtant. Je suis content de redevenir un citoyen comme les autres."

# Posté le mardi 15 mai 2007 11:25

Villepin s'en va dignement....comme ce blog

Villepin s'en va dignement....comme ce blog
"Sans blues", selon ses propres mots, Dominique de Villepin devrait présenter mercredi matin la démission de son gouvernement au président sortant Jacques Chirac, avant de remettre, sans doute jeudi, les clés de Matignon à son successeur.

Le Premier ministre avait confié vendredi qu'il démissionnerait "quelques heures avant" la passation de pouvoirs à l'Elysée, programmée mercredi.

Selon la formule consacrée, M. Chirac devrait lui demander d'expédier les affaires courantes jusqu'à l'arrivée de son successeur. Celui-ci sera sans doute François Fillon, conseiller politique du président élu Nicolas Sarkozy, déjà associé à la formation du gouvernement.

Après la nomination de celui-ci, la cérémonie de passation de pouvoirs à Matignon pourrait avoir lieu jeudi ou au plus tard vendredi.

Suivant la tradition, la garde républicaine sera déployée de part et d'autre du tapis rouge déroulé dans la cour jusqu'à l'escalier d'honneur. Le personnel sera présent dans la cour, applaudissant le Premier ministre entrant à son arrivée et le sortant à son départ.

M. de Villepin recevra son successeur dans son bureau pour un entretien. Les principaux fonctionnaires de Matignon, tels que le secrétaire général du gouvernement ou le commandant militaire de la place, seront présentés au nouveau Premier ministre, qui raccompagnera enfin son prédécesseur.

Nommé le 31 mai 2005 en remplacement de Jean-Pierre Raffarin, après l'échec du référendum sur le projet de Constitution européenne, M. de Villepin sera resté à Matignon un tout petit peu moins de deux ans.

Il a mis en avant la semaine dernière son bilan et a vu l'une des clefs du succès à la présidentielle de M. Sarkozy, son ancien rival, dans ses propres "résultats" : combat contre le chômage (baisse de deux points en deux ans) dont il avait fait la "mère des batailles", "modernisation du pays" ("adaptation du droit du travail", "déblocage des freins à l'embauche", "relance de la croissance", "désendettement") et lutte contre les discriminations.

Très effacé pendant la campagne après avoir dû renoncer à ses propres ambitions élyséennes, M. de Villepin s'était engagé à agir à son poste "jusqu'au dernier jour".

Afin de préparer le terrain du futur gouvernement et faciliter la transition, il a fait établir un document de "transmission républicaine", compilation de notes fournies par chaque ministre à l'intention de son successeur.

Seuls une poignée de ministres sortants sont pressentis pour appartenir au nouveau gouvernement. Les noms les plus cités : Xavier Bertrand (Santé), Jean-Louis Borloo (Affaires sociales), Michèle Alliot-Marie (Défense).

Se disant "serein" et sans "blues" à la fin de son bail, M. de Villepin avait confié vendredi avoir "de nombreuses envies" pour l'après-Matignon, même s'il n'a pas encore "d'idée précise".

Certains lui prêtent l'ambition de vouloir se spécialiser dans les questions internationales au sein d'une fondation.

Toujours est-il qu'il entend s'adonner à l'écriture -avec un nouveau livre sur Napoléon programmé pour septembre- et se remettre à une autre de ses passions, le marathon.

Source: Christophe Schmidt et Frédéric Dumoulin (Agence France Presse)



Suite à cela, je vous remercie tous pour vos nombreuses visites en espérant qu'elles vous ont apporté de la satisfaction. Ce fut pour moi, le relai de mes idées politiques qui ont été bafouées lors de cette election mais bon nombres suivront. Je retiendrai de ce combat politique, l'ouverture, la bonne humeur, la gentillesse de mes amis de même bord ce qui ne fût totalement le cas avec ceux de l'autre tendance de droite.
MERCI A TOUS à dans 5 ans.....

# Posté le lundi 14 mai 2007 10:50

Villepin présent aux urnes à défaut d'être dans les urnes...

Villepin présent aux urnes à défaut d'être dans les urnes...
Dominique de Villepin a voté ce matin dans une école élémentaire du 17ème arrondissement de Paris, en compagnie de son épouse, Marie-Laure, et de deux de ses trois enfants, Marie et Arthur.

Dans la soirée, le Premier ministre s'est félicité de "l'excellent score" obtenu par Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle.

Le Premier ministre a appelé par téléphone le candidat de l'UMP pour "lui adresser ses félicitations personnelles et tous ses voeux de succès pour le second tour", dit un communiqué de Matignon.

Dominique de Villepin s'est aussi réjoui de la "très forte participation au premier tour (...), qui marque la vitalité de notre démocratie".


Source: http://2villepin.free.fr

# Posté le lundi 23 avril 2007 05:00

Dominique de Villepin s'efface de la scène politique ... pour le moment !

Dominique de Villepin s'efface de la scène politique ... pour le moment !
Le premier ministre, qui est absent de la campagne, s'efface progressivement de la scène politique et médiatique. Récit de ses derniers mois à Matignon.

Derniers jours rue de Varenne. Les tilleuls, les chênes et le vieux robinier des jardins de Matignon renaissent. Mais l'activité gouvernementale est en berne, réduite à son strict minimum. La semaine dernière, l'agenda officiel du premier ministre n'affichait que deux lignes : le 90e anniversaire de la bataille de Vimy, le 9 avril ; le conseil des ministres, le 11. Et cette semaine, plus rien.

Chaque mercredi, les conseillers du premier ministre continuent de se réunir dans la salle du conseil, pour la réunion du cabinet. Une salle toujours bondée, désormais à moitié vide : le tiers des conseillers a déjà fait ses cartons et quitté Matignon. Le premier d'entre eux, le jeune directeur de cabinet, Bruno Le Maire, investi par l'UMP dans une circonscription de l'Eure, a lui-même la tête ailleurs. Quant aux ministres, ils font campagne pour Nicolas Sarkozy, enchaînant les réunions publiques et les ½illades au candidat.

Dominique de Villepin, lui, se fait discret, se tenant délibérément à l'écart de la campagne. « Il est serein, détaché, souriant, commente un proche. C'est incroyable... » Le premier ministre, qui a toujours dit qu'il servirait les Français « jusqu'au dernier jour » à Matignon, travaille. Au dossier des otages français. À celui de la menace terroriste. Début avril, il a géré la grève des dockers marseillais, et reçoit ces jours-ci des chefs d'État étrangers. « C'est un homme de devoir, indique-t-on à Matignon. Il assume ses responsabilités jusqu'au bout. »

Période de "découragement" après l'investiture de Sarkozy

Jusqu'au bout mais le c½ur n'y est plus. « Il n'y est plus depuis le 14 janvier », précise un proche. Depuis le congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Depuis la démonstration de force du président de l'UMP, qui a signifié ce jour-là qu'il avait bel et bien gagné la guerre contre la « chiraquie ».

« En entrant dans la salle, Villepin a pris conscience physiquement que la page était tournée », commente le député villepiniste, Georges Tron, qui l'accompagnait. S'ensuit une période de « découragement, voire de déprime », selon plusieurs familiers de Matignon. Un « trou d'air », définit un proche. Les conférences de presse du premier ministre sont boudées par la presse. Il cesse ses déplacements du vendredi, qui étaient devenus un rituel. « Personne ne voulait plus le recevoir, analyse une source gouvernementale. Seuls les élus de gauche l'invitaient pour signer des contrats de projet État-région. »

Le 12 février, à Matignon, Dominique de Villepin décore Pierre Lefranc, ancien résistant et collaborateur du général de Gaulle. Un cercle de vieux gaullistes assiste à la cérémonie. Pierre Lefranc rend hommage au « courage et au talent » de Villepin. Il lui dit sa fierté de l'avoir entendu « si bien parler au nom de la France », le 14 février 2003, devant les Nations unies. Il lui dit aussi son regret de ne pas le voir aller « plus loin dès maintenant », de le voir s'effacer de la scène politique.

Et il ajoute : « En politique, on ne peut rien accomplir tout seul... sauf le 18 juin. » « Une phrase qui sonnait comme une cruelle leçon, se souvient l'un des invités. Villepin a toujours été seul, il n'était pas de la famille UMP. À part une petite dizaine de députés, il n'y avait personne autour de lui. Cette cérémonie, empreinte de nostalgie, signifiait aussi que le gaullisme politique est mort, bel et bien. »

Refus de briguer une circonscription

Le mois de février traîne en longueur. Des fidèles, à l'instar du député de l'Hérault Jean-Pierre Grand, incitent le premier ministre à récupérer la circonscription laissée vacante par Jean-Louis Debré, nommé au Conseil constitutionnel. Villepin s'y refuse.

Le 21 février, jour de la dernière séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée, il fait ses adieux aux députés. Le premier ministre évoque les « épreuves » traversées. C'est au CPE qu'il pense. Mais aussi à la bronca menée contre lui par les parlementaires de son camp. Aux cris de « Villepin démission ». « Tous ici nous sommes différents, commence Dominique de Villepin. Différents par nos origines, nos sensibilités, nos engagements. Cette diversité doit rester pour la nation tout entière une force, elle ne doit pas se perdre en affrontements stériles. »

Mais les députés n'écoutent plus, l'esprit ailleurs, tourné vers la bataille électorale à venir et le candidat de leur camp. « Ces adieux ont fait flop, souligne une source gouvernementale. Jusqu'au bout, Villepin et les élus seront restés sur un malaise, une incompréhension. »

"Ce en quoi je crois par-dessus tout, c'est à la dignité"

Faisant contre mauvaise fortune bon c½ur, le dernier cercle des villepinistes continue de se réunir à Matignon chaque mardi, pour analyser la situation politique. Certains ont vu dans la percée de François Bayrou la preuve qu'une demande d'offre alternative à Nicolas Sarkozy existait bien à droite. D'autres parlent de gâchis. « Sur le terrain, beaucoup regrettent que Villepin ne soit pas candidat », avance Jean-Pierre Grand.

Mais les mots n'y font rien, la page est tournée. Pour Villepin aussi, qui reste désormais des heures enfermé dans son bureau, à dicter son prochain livre. « La phase de déprime s'est achevée début mars, raconte un fidèle. Villepin a fait son deuil, après un gros travail sur lui-même. Il n'est pas du genre à s'apitoyer. Il a pris de la hauteur et atteint un détachement total. »

Le 11 mars, Jacques Chirac annonce qu'il ne se représente pas. Dès le lendemain, sur Europe 1, Dominique de Villepin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, sans attendre que le chef de l'État fasse part de ses préférences électorales. Un proche lui demande pourquoi. « On peut toujours se donner de bonnes raisons de reculer, lui répond Villepin. C'est se compliquer la vie. Ce en quoi je crois par-dessus tout, c'est à la dignité. Je ne veux pas qu'on dise que le premier ministre a manqué de dignité. »

Pas d'appétence pour le "jeu partisan"

Avait-il le choix ? Quand l'un de ses ministres fidèles, François Goulard, annonce son ralliement à François Bayrou, Villepin s'enflamme, songe à le renvoyer du gouvernement. « Il était furieux que l'un de ses ministres prenne une liberté qu'il n'avait pas les moyens de s'octroyer », analyse un député. C'est, en revanche, avec des larmes dans les yeux qu'il reçoit une dernière fois le ministre démissionnaire Azouz Begag, lui aussi rallié à Bayrou, le 5 avril dernier.

Dans trois semaines, Dominique de Villepin quittera Matignon, il sera seul. Début avril, lors de sa dernière conférence de presse, il a redit sa fierté des résultats obtenus. Mais reconnu qu'il n'avait pas le goût de la « politique en tant que telle », pas d'appétence pour le « jeu partisan ». « Le service de la France est ma seule vocation », ajoutait-il.

« C'est l'un des drames de Villepin, explique un fidèle, déçu. Il aime recevoir mais pas demander. » Un autre proche : « Villepin ne s'est jamais placé dans un esprit de conquête. C'est un homme de circonstances. Il se distingue en situation de crise. » « Vous voyez-vous comme un possible recours ? », lui demandait une journaliste le 2 avril. « Les étagères sont pleines de recours qui prennent la poussière », a répondu le premier ministre.

# Posté le mercredi 18 avril 2007 15:04

En fin de bail à Matignon, Villepin apparaît absent de la campagne

En fin de bail à Matignon, Villepin apparaît absent de la campagne
Dominique de Villepin, dont le bail à Matignon s'achève dans moins d'un mois, apparaît totalement absent du devant de la scène politique et médiatique pendant la campagne présidentielle.S'il martèle depuis des mois vouloir gouverner "jusqu'au dernier jour", le Premier ministre le fait, ces derniers temps, pour le moins discrètement.


Alors qu'il avait multiplié les déplacements en province pendant ses 18 premiers mois à Matignon, sa dernière visite sur le terrain remonte au 8 décembre.


Depuis son ultime conférence de presse mensuelle, il y a 15 jours, M. de Villepin n'est apparu dans les médias que pour sa participation, le 9 avril, aux commémorations de la bataille de Vimy, dans le Pas-de-Calais, présidées par la reine d'Angleterre Elizabeth II.


Et cette semaine, le service de presse de Matignon n'a pas publié l'agenda de ses activités officielles.


Malgré cette ambiance de fin de règne, son entourage assure qu'il poursuit normalement ses activités de chef du gouvernement. Lundi midi, il a ainsi reçu le Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, et dans l'après-midi, il devait rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak.


Si l'on est loin, dans les sondages, du record d'impopularité connu au lendemain de son échec sur le CPE, M. de Villepin ne bénéficie pas d'un regain de sympathie de la part des Français à la veille de son départ de Matignon.


Dans le baromètre Ifop publié dimanche dans le JDD, il voit la part de satisfaits reculer de deux points, à 38%, et celle des mécontents progresser d'un point, à 59%. "Le villepinisme est dissous dans la campagne présidentielle", analyse Jean-Luc Parodi, directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française.


De fait, M. de Villepin, qui a longtemps rêvé pouvoir concourir pour l'Elysée, même s'il a toujours affirmé officiellement ne nourrir aucune ambition présidentielle, ne participe pas du tout à la campagne.


Pourtant, le 12 mars, en annonçant son ralliement au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, le Premier ministre avait affirmé qu'il serait "à ses côtés". "Nous avons été ensemble au gouvernement, nous serons ensemble dans cette bataille", avait-il lancé.


Depuis, les deux hommes ne sont guère apparus ensemble, hormis sur le perron de Matignon, le 26 mars, lors de la démission de l'ancien ministre de l'Intérieur.


Pas de déplacements ni de meetings communs pour l'instant. Le 2 avril, lorsqu'il avait renouvelé sa confiance à M. Sarkozy -timidement et en lui lançant quelques piques-, M. de Villepin avait pourtant assuré que "la chose est prévue".


Mais, à six jours du premier tour, "rien n'est arrêté", indiquait lundi l'entourage du Premier ministre.


Selon un élu sarkozyste, le candidat UMP ne serait pas très pressé, lui non plus, de partager une estrade avec son ancien rival.


Quant à l'après-Matignon, M. de Villepin reste assez discret sur ses intentions. Tout juste a-t-il confié qu'il désirait se remettre à "enseigner", même s'il n'entend pas en faire son "activité principale".


Dans sa dernière édition, L'Express affirme que Barry Diller, magnat américain des médias et d'internet, a proposé au Premier ministre de "le rejoindre à la tête de la fondation qu'il va créer dès cet été autour des valeurs de paix et de justice".

# Posté le lundi 16 avril 2007 14:44