Villepin prone "une nouvelle diplomatie internationale"

Villepin prone "une nouvelle diplomatie internationale"
CAMBRIDGE, Massachusetts (AP) - Dominique de Villepin a plaidé vendredi lors d'une conférence à l'université de Harvard pour "une diplomatie résolument nouvelle" fondée sur "l'action" et les "résultats" pour répondre aux changements du monde.

"La diplomatie ne peut plus être fondée seulement sur le 'hard power' et sur la force. Elle ne peut pas non plus être fondée seulement sur le 'soft power', le pouvoir d'influencer et de convaincre. La diplomatie doit désormais s'appuyer sur le 'building power', la bonne volonté, l'imagination et la solidarité", a déclaré le Premier ministre français et ancien ministre des Affaires étrangères, invité par le professeur Stanley Hoffmann à prononcer cette conférence sur "Etats-Unis et Europe, comment faire face à un ordre mondial en mutation".

Celui qui avait dit "non" à la guerre en Irak dans un discours resté célèbre aux Nations unies le 14 février 2003 a rappelé la "responsabilité particulière" des Etats-Unis et de l'Europe "au service d'un nouvel ordre mondial qui donne sa place à chacun".

"Il est temps aujourd'hui que les Etats-Unis et l'Europe regagnent ensemble le respect et l'admiration des autres peuples", a-t-il estimé. Face au désordre mondial, "la seule voie possible, c'est la coopération", a-t-il dit.

Le Premier ministre français a plaidé pour une "gouvernance mondiale qui donne sa place à chacun", plaidant notamment pour un élargissement du conseil de sécurité.

Dominique de Villepin a surtout insisté sur "l'urgence absolue" d'un règlement collectif des crises au Moyen-Orient. Présentant quelques "pistes de réflexion" pour la paix au Proche-Orient -et non le plan de paix annoncé un peu rapidement par son entourage-, il a souhaité que la communauté internationale rétablisse son aide directe au gouvernement palestinien dès son investiture par le parlement, prévue ce samedi.

Au delà, le Premier ministre français a invité la communauté internationale à "fixer un calendrier" incluant "des éléments de court terme" pour rétablir la confiance, comme la libération du caporal israélien Gilad Shalit, enlevé en juin dernier dans la bande de Gaza, le rétablissement par Israël des taxes au profit des Palestiniens et l'arrêt par ces derniers de leurs tirs de roquettes sur l'Etat hébreu, ainsi qu'un "cap pour le moyen terme".

Concernant l'Irak, il a réitéré sa proposition d'un retrait "d'ici un an" des troupes américaines pour "rétablir une vraie perspective politique".

Sur la crise iranienne, il a plaidé pour "l'engagement d'un vrai dialogue bilatéral" entre les Etats-Unis et Téhéran.

Ce voyage aux Etats-Unis, où M. de Villepin a été reçu jeudi à New York par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, a eu lieu à deux mois de son départ de Matignon, et alors que l'on s'interroge sur l'avenir personnel du Premier ministre. Il a déclaré lundi matin en annonçant son soutien au candidat de l'UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy, vouloir servir la France "autrement et ailleurs". AP
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# Posté le vendredi 16 mars 2007 17:50

Modifié le samedi 17 mars 2007 05:19

soutien sarko et part à l'autre bout de la planète. bonne idée...lol

soutien sarko et part à l'autre bout de la planète. bonne idée...lol
DOMINIQUE DE VILLEPIN VA PRÉSENTER À HARVARD UN PLAN DE PAIX POUR LE PROCHE ORIENT
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PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin entame jeudi un voyage de deux jours aux Etats-Unis où il exposera ses idées pour un plan de paix pour le Proche-Orient, lors d'une conférence à l'université d'Harvard.

Quatre ans après sa célèbre allocution à l'Onu contre l'intervention armée américaine en Irak, le Premier ministre français prononcera un discours contenant des propositions qui lui sont "propres" et qui "permettront de débloquer les choses", assure-t-on à Matignon.

"Ce discours opérationnel a un double objectif : établir un diagnostic du désordre international actuel et fixer une feuille de route en vue d'une sortie de crise au Proche et au Moyen Orient", précisait-on.

Dominique de Villepin pourrait notamment réitérer sa proposition d'un retrait des troupes américaines d'Irak d'ici un an, qui rejoint la ligne défendue par les démocrates américains.

"Les Etats-Unis et la France : comment faire face à un ordre mondial en mutation ?", est le thème annoncé de cette conférence que le Premier ministre prononcera en anglais devant des étudiants de la célèbre université proche de Boston.

Il répondra ainsi à l'invitation d'un ami personnel, Stanley Hoffmann, professeur de sciences politiques à Harvard et farouche opposant à la guerre en Irak.

Le chef du gouvernement commencera son voyage par une étape à New York, où il s'entretiendra jeudi avec le nouveau secrétaire général des Nations unies, le Coréen Ban Ki-Moon.

Il fera avec lui le point sur le déploiement des forces de maintien de la paix, notamment françaises, dans les zones de crise les plus importantes, Côte d'Ivoire, Liban et Afghanistan.

Dominique de Villepin, qui a étudié aux Etats-Unis et a été en poste à l'ambassade de France à Washington, doit en outre rencontrer l'ancien président américain Bill Clinton, qui a créé une Fondation pour l'environnement.

Organisé à environ cinq semaines du premier tour de l'élection présidentielle, ce voyage s'inscrit dans la volonté affichée du Premier ministre d'être "dans l'action jusqu'au bout, y compris en matière de politique étrangère", dit-on dans son entourage.

Dominique de Villepin a apporté lundi son soutien au candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, ajoutant qu'il avait pour sa part l'intention de servir la France "autrement et ailleurs" après son départ de Matignon.

# Posté le mercredi 14 mars 2007 16:42

Modifié le vendredi 16 mars 2007 19:11

Begag ne se raliera pas!!

Begag ne se raliera pas!!
En froid avec Nicolas Sarkozy, le ministre délégué à l'Egalité des chances multiplie les appels du pied au candidat centriste.

Pourquoi soutenir François Bayrou ? Azouz Begag s'est livré, mardi matin sur France Info, à une démonstration de logique.

Premier point : «Cela fait au moins 18 mois que je n'ai plus adressé la parole au ministre de l'Intérieur, tout simplement parce que j'ai osé le sacrilège de dire en novembre 2005 que ce n'était pas bien de prononcer des mots tels que 'racaille' et de vouloir nettoyer les banlieues au Karcher», raconte le ministre.

Conséquence de cet accrochage à l'automne 2005, Azouz Bégag a «été extrêmement surpris de subir les foudres, en réaction, du ministre de l'Intérieur». Autant d'arguments qui le dissuadent de soutenir Nicolas Sarkozy.

Bayrou «introduit une diversité politique salutaire»

Par ailleurs, Azouz Begag se refuse à rallier Ségolène Royal. «En 1981, c'est le Parti socialiste qui s'est écrié à sa victoire qu'il allait faire la France 'black-blanc-beur'. Aujourd'hui à l'Assemblée nationale, vous n'avez pas un arabe, pas un noir dans les rangs socialistes, et encore moins dans les rangs communistes, donc ça suffit!», estime-t-il.

Donc, conclut-il, «ce que je viens de dire permet de réduire le choix au candidat restant», à savoir François Bayrou. Azouz Begag précise dans l'édition lyonnaise de 20 minutes que le candidat de l'UDF «introduit une diversité dans l'offre politique qui est salutaire pour la démocratie».

La sortie de Bégag a déclenché les foudres des sarkozystes. François Fillon, conseiller de Nicolas Sarkozy, a ainsi lancé qu'il n'avait «jamais bien compris le rôle» du ministre délégué au sein du gouvernement.

# Posté le mardi 13 mars 2007 08:46

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:01

adieu la France!!

adieu la France!!
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a assuré qu'il savait "depuis toujours" que Jacques Chirac ne briguerait pas un troisième mandat et a rendu un hommage ému à un "homme juste" qui lui "manque déjà".

"J'allais dire depuis toujours", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1 à la question de savoir depuis quand il connaissait la décision du chef de l'Etat, annoncée dimanche.

"Je sais que Jacques Chirac est un homme juste. C'est un homme qui sait la décision juste. Je savais que le choix qui était le sien ce serait de partir dans la force de son action, dans la force de son engagement", a-t-il ajouté.

Jacques Chirac a annoncé dans une allocution radio-télévisée qu'après douze années passées à l'Elysée il ne solliciterait pas un nouveau mandat, une décision qui était généralement attendue.

Dominique de Villepin, qui fut secrétaire général de la présidence de la République à partir de 1995 lors du septennat de Jacques Chirac, a souligné qu'il savait que le chef de l'Etat "saurait passer le témoin au bon moment (...) ne ferait pas le mandat de trop".

"C'est un homme pragmatique, c'est un homme qui a toujours eu à coeur de tirer les leçons et en permanence de faire mieux. Une des caractéristiques de Jacques Chirac, c'est son humilité. ce n'est pas quelqu'un qui est vaniteux. C'est quelqu'un qui en permanence tire les leçons. Il le fait pour lui-même, il le fait pour la France", a déclaré le chef du gouvernement.

"IL ME MANQUE"

"C'est un homme que j'aime profondément, pour lequel j'ai beaucoup d'affection", a-t-il ajouté en disant avoir accueilli la décision de Jacques Chirac avec "beaucoup d'émotion".

"On peut dire à quelqu'un qu'on aime à 20 ans : je t'aime. Pour le dire à la fin d'une longue carrière d'homme politique qui a toujours choisi l'action, pour pouvoir le dire comme il l'a fait hier aux Français : 'je vous aime, France je vous aime', il faut beaucoup d'années, beaucoup de souffrances, beaucoup de sacrifices, beaucoup d'ascèse", a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères.

Apparemment très ému, selon Jean-Pierre Elkabbach, le président d'Europe 1, qui l'interrogeait, Dominique de Villepin a souligné la "chaleur" de Jacques Chirac.

"Il me manque déjà, il me manque tous les jours (...) C'est un homme dont la chaleur, dont l'amitié sont très fortes", a déclaré le Premier ministre.

Il a rappelé qu'il avait rencontré Jacques Chirac pour la première fois en 1980, alors qu'il était jeune diplomate.

"J'avais choisi de contribuer à la réflexion de Jacques Chirac. Je me suis retrouvé un jour propulsé dans son bureau en tête-à-tête", a raconté le Premier ministre.

"Je lui avais répondu de façon très, très peu diplomatique, comme je sais le faire parfois, c'est-à-dire de façon assez brutale", a-t-il poursuivi. "Jacques Chirac, à ma surprise, m'a dit : 'Merci, vous savez en politique, ce dont on a le plus besoin c'est de gens qui vous disent ce qu'ils pensent et qui vous le disent clairement.' Et il a ajouté : un jour Dominique de Villepin, nous travaillerons ensemble."

# Posté le lundi 12 mars 2007 12:58

Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:17

"La baisse du chômage est une réalité" selon dominique de Villepin

"La baisse du chômage est une réalité" selon dominique de Villepin
Dominique de Villepin juge "indigne et inacceptable" la polémique sur les chiffres du chômage, et affirme que la "baisse des demandeurs d'emploi est une réalité" dans un entretien paru vendredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"Je ne vois pas en quoi les outils de mesure du chômage - fournis en toute indépendance par l'ANPE et l'INSEE depuis une vingtaine d'années- seraient plus contestables aujourd'hui qu'hier", dit le Premier ministre.

Dominique de Villepin, qui a fait de la baisse du chômage sa priorité absolue à Matignon, défend son bilan. "La vérité c'est que le nombre des créations d'emplois a considérablement augmenté (250.000 postes supplémentaires en 2006) et que dans le même temps 390.000 demandeurs sont sortis du chômage depuis 2005", assure le Premier ministre.

Le PS a accusé mardi le gouvernement de vouloir "masquer" un taux de chômage plus élevé que le taux officiel de 8,7%, après que l'INSEE a décidé de repousser à l'automne son bilan pour 2006.

"La baisse des demandeurs d'emploi est une réalité", affirme M. de Villepin, "ce n'est pas parce qu'on est en période électorale qu'il faut que l'enjeu statistique devienne un enjeu politicien".

Le taux de chômage au sens du BIT (Bureau international du travail "est passé de 10,2% à 8,6% aujourd'hui et nous passerons sous la barre des 8% le courant 2007". "Voilà la vérité!", jure le Premier ministre.

Jeudi, l'INSEE a expliqué que l'enquête emploi 2006, si elle était publiée aujourd'hui, laisserait apparaître un taux de chômage de 9,8% en moyenne annuelle, inchangé entre 2005 et 2006, mais que les documents mettent en avant de "nombreuses incohérences", et notamment un "taux de réponses dégradé dans certaines régions et surtout en Ile-de-France", ce qui a conduit à reporter la publication de l'enquête à l'automne prochain.

# Posté le samedi 10 mars 2007 14:31